Mascate — Le Sultanat d’Oman, souvent méconnu sur la scène économique internationale, est pourtant un acteur régional majeur du Moyen-Orient. Riche en hydrocarbures, le pays mène depuis plusieurs années une stratégie ambitieuse pour diversifier son économie et renforcer sa résilience face aux fluctuations mondiales.
Une économie toujours dominée par le pétrole et le gaz
Le secteur des hydrocarbures représente encore près de 70 % des revenus publics d’Oman, avec une production concentrée sur le pétrole brut et le gaz naturel liquéfié. Malgré une légère baisse de la production ces dernières années, ces ressources restent la principale source de financement de l’État et des investissements.
Diversification et Vision 2040 : une transformation en marche
Conscient de la nécessité de préparer l’après-pétrole, le Sultanat a lancé en 2020 sa Vision 2040, un plan ambitieux visant à développer les secteurs non pétroliers. Cette stratégie met l’accent sur :
Ces efforts portent leurs fruits : le secteur non pétrolier a affiché une croissance de 4,2 % au premier trimestre 2025, signe d’une économie en pleine évolution.
Des indicateurs économiques encourageants
Le PIB nominal d’Oman atteint environ 188 milliards de dollars en 2024, avec une croissance prévue de 3,1 % en 2025 et une inflation maîtrisée autour de 1,3 %. Les investissements directs étrangers représentent près de 10,6 % du PIB, témoignant de la confiance croissante des investisseurs.
Perspectives et défis
Si la diversification progresse, Oman doit encore relever plusieurs défis, notamment la gestion durable des ressources naturelles, la formation d’une main-d’œuvre qualifiée et l’adaptation aux enjeux climatiques. Toutefois, la dynamique actuelle laisse entrevoir un avenir prometteur pour ce Sultanat en pleine métamorphose.



